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dimanche 20 juillet 2014

LILIANE COLLIGNON - Basquiat, la violence picturale face au racisme et à l'injustice
















Basquiat, la violence picturale face au racisme et à l'injustice






Anecdotiques et publicitaires les graffitis? Transférés sur la toile, les graffitis sont à vendre.

De l’ombre à la lumière, des cellules de prison aux catacombes, du métro à la rue, les graffitis explosent dès 1968 à New York, gagnent les galeries d’art, les musées américains, les expositions parisiennes. Basquiat est le nouvel archétype de cet art spectaculaire envahi de formes et de lettres symboliques, confié au jet de la bombe de peinture, qui entre dans l'histoire de l'art.


L’histoire des graffitis


Les graffiti existent depuis deux millénaires, on les observe dans les premières communautés maya, viking ou chrétienne; ces inscriptions ont parfois une importance historique et sociale où s'expriment le multiculturalisme et le désir d'être vu et lu, dans les endroits les plus exposés et parfois risqués.


Les graffiti urbains se développent souvent dans un contexte de tensions politiques : pendant les révolutions, sous l'occupation, à l’époque du Mur de Berlin…Leurs auteurs laissent une trace en affirmant un style et une identité destinés à s’inscrire dans le partage de leur territoire. En quelques années, tags et graffitis se sont sophistiqués et sont devenus de véritables tableaux.


Les mythologies sacrées


Basquiat prend la mesure de la dimension chaotique de la vie et de la grande ville américaine ; New York, au début des années 1980 s'est transformée en un no man's land où règnent l’anarchie, la violence et la drogue.


Sa vision s’exprime dans un mélange de culte vaudou et de Bible, de bande dessinée et de publicité, de héros afro-américains de la musique et de la boxe. Les accents primitifs de ses origines porto-ricaine et haïtienne, qu’il revendique, se mêlent à l'iconographie du martyr dans ses portraits et autoportraits.


Crânes, masques, couronnes, flèches, crucifixions hantent ses tableaux. Ses spectres noirs Profit I (1982) auréolés d’une couronne d’épines se présentent à la fois comme Christ martyr et comme personnification de la colère et de la révolte. Ses personnages, au dessin enfantin, semblent jaillir du tumulte, menaçants de toutes leurs dents ébréchées, serrées dans un réseau grillagé. Les yeux sont des trous béants, les oreilles décollées de la tête; les bras sont longs, toujours levés prêts à l’action.


Le mouvement et les sons


La musique et la danse, le rap naissant, le slam mais aussi le jazz, le be bop accompagnent sa création. Le style est un débordement de symboles graphiques et auditifs ; les arabesques colorées et les couleurs stridentes créent une saturation; des signes indéchiffrables se situent au niveau pré figuratif et pré verbal de l’art. Les jeux de mots et de sonorités, les listes traitées comme des refrains, les masques et les têtes de morts omniprésents forment un glossaire simple mais peu lisible.


La peinture de Basquiat se réfère autant à l'art primitif, à l'Art brut ou à Cobra qu'à la grande tradition américaine, de Rauschenberg à Cy Twombly.


Basquiat garde l’empreinte des graffitis de ses débuts : couleurs vives et textes à thèmes signés du nom de SAMO (pour « Same Old Shit ») accompagné d’une couronne et du sigle du copyright. À partir de 1984, il réalise des peintures avec Andy Warhol jusqu’à la mort de ce dernier en 1987. La sienne arrivera trop tôt malgré une production abondante dont la cote ne cesse de monter.




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Mon amie Liliane qui signe cette chronique le 28 novembre 2011 m'invite aujourd'hui à y mettre mon grain de Tippi !

Quelle responsabilité !

 J'espère ne pas être trop hors sujet en concluant votre immersion originale dans cet univers d'Art contemporain, par cette vidéo insolite :

Exposition NOWART
 "De l'Impressionnisme au Street Art"

que j'ai plaisir à vous faire visiter sur une page de Votre Écho. Merci de vos fidèles écoutes.










Tous droits réservés
Chronique de Liliane
à retrouver ici



4 commentaires:

  1. Trop fort ma gentille lectrice! Tu excelles dans ton art, et du coup j'ai plaisir à entendre mes anciennes chroniques, les redécouvrant ainsi!
    Merci gentille petite fée!

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    1. C'est grâce à quiiiii ? ! à toi ma chère Lilou qui me donnes confiance en me faisant confiance ! Toi qui me pousses à oser, toi qui me dis "Entre ma petite fée dans mes chroniques" ! Merci à toi.

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  2. Bel article haut en couleurs ! Bravo et merci à toutes les deux...
    Justement Street Art à Auvers... Cool... j'étais allée voir les peintures d'Arnaud Rabier !
    http://annalogon.eklablog.com/expo-impressionnisme-version-street-art-arnaud-rabier-a107960858

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    1. Ah merci Anna pour ton article ! Je transmets à Liliane qui contrairement à moi l'avait peut-être déjà vu !

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