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mercredi 6 mai 2015

LOUYSE LARIE - ET SI D'AVENTURE




MISE EN VOIX NAÏADE




Photographie de Louyse Larie




Et si d'aventure !


Joyau de l'histoire 

De l'humanité, elle préside,

Comme si Neptune
L'eût dispensée des rides
De la mémoire !


Dans ce monde
Où la terre est ma force,
Je crois en revanche que dans un autre, l'onde
Se tresse de la moelle de l'écorce 
En retraite !


Les magnificences sur le lit de la prosodie
Lui sont consenties,
Et le vertige du paradis,
De ses lèvres arbustives, elle balbutie 
À loisir !


Elle n'a pour s'ennoblir
Que la nature et sa quintessence en liberté,
J'essaie de m'en tapir
Pour me protéger de l'hostilité
À l'affût !


Tandis qu'à son âme,
Toutes les veinures paradisiaques, elle revêt,
On entend maugréer contre l'infâme
Sylphe, quand l'autan réveille l'éclosion inachevée 
En sommeil !


Derrière les arcanes passés au crible
Qui jalonnent nos routes 
De tous les possibles,
Trésors planétaires, elle prodigue sous sa voûte
À cœur conquis !


Je voudrais les coller au fur
Et à mesure dans la veine de mes faiblesses,
Je voudrais en tricoter les murs
Du voyage stellaire, et sa noblesse
Avoir à dessein !


De toutes les passerelles
Où se crée le miel de ma pensée, 
Je me balance à la noctuelle 
Et au silence pour magie m'en bercer
À jamais 


Ainsi, contre tout courroux
Je me défais de ses briques
Rouillées grâce à la félicité ; celui dont le verrou
Me prive de l'alpage édénique 
En gestation !


Et si d'aventure,
Il nous prenait l'envie
Au demeurant, d'honorer la terre selon sa noble parure,
Plut à l'ondin de nous couvrir de la cape de son lavis 
À flot !




Louyse LARIE

Le 7/06/2014




Texte protégé et déposé



lundi 22 septembre 2014

GILLES PALOMBA - "LE GOÛT DU BONHEUR" pour les 10 ans du petit Yazid











Joyeux anniversaire à mon cher petit Yazid, le fils d'Elaya, qui fête aujourd'hui ses dix ans...



"Le goût du bonheur"

C’est un soleil
Devenu fleur pour une abeille

Une eau du ciel
Dont fait son miel un abricot

C’est la chenille
Qui prend les ailes à son cou

C’est le moineau
Pour un petit qui s’écrie “oh!”

C’est un bol d’air
Où le cœur trempe sa tartine

C’est un rivage
Au grain de quoi blondit la plage

C’est un jour neuf
Par le petit enfant joli

Un feu de paille
Dont fait son beurre un ciel d’étoiles

C’est l’eau de vie
La gravité de l’ingénu

L’astéroïde
Soleil d’amour l’astre Yazid

II

Hors d’une apothéose irradiant l’air de rouge
Te voilà tel que beau qui repeins le couchant
De mon bouquet final la dernière cartouche
D’un cygne dans sa gloire à son ultime chant

Force d’un or jailli des entrailles du monde
Sur l’infini destin à perpète des yeux
S’offre le beau trésor face à la mer qui gronde
Beau dans le crépuscule aurifère des cieux

Beau parce qu’au-delà de la nuit de la mort
Glorieux du néant de toute éternité
L’astre éclatant n’a pas d’éclaboussure d’or
Plus encline à ravir que ta seule beauté

Beau devant l’avenir par ta simple présence
Toi qui rends sa couleur à tout rêve défunt
Pour faire rejaillir des sources d’espérance
Et revivre nos soifs et raviver nos faims

Ah que d’étonnements sauras-tu faire naître
Enfant béni des yeux qui te regarderont
Espoir élu des cœurs qui voudront te connaître
Amour chéri de ceux qui chanteront ton nom 





"Frères de la zone" - Editions Edilivre





Quel bonheur ce cadeau de notre cher ami Gilles !

La joie pour nous tous de pouvoir souhaiter un heureux anniversaire à ce charmant petit Yazid, tout grand de ses 10 ans ! 



dimanche 21 septembre 2014

LILAS - MARIAGE



CLIQUER SUR LA VIDÉO SONORE ICI






Mariage...
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De nos cœurs est né
ce sourire aux yeux verts
~ jour de mariage
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Au pied de l'église
la cloche vibre joyeuse
le cœur battant
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Grandes retrouvailles
des rires et des destins
en habits tous neufs
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la pluie dans nos yeux
un nouvel anneau scintille
~sa ligne de vie
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Sur sa robe blanche
vibrante d'émotion
une pluie de blé
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Ils pétillent de joie
dans son costume élégant
les yeux du garçon
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Ce grand sourire
nouveau dans cette famille
le registre signé
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Sur mon cœur serrés
souhaits de bonheur par millier
et mes doigts croisés











Tous droits réservés

MOTS EN VRAC

d'une Maman et Jolie-Maman aimante, Lilas !




Et on sort en musique s'il vous plaît !


MERCI DE CLIQUER SUR LA VIDÉO DE COLDPLAY

Vous ne serez pas déçus ! Ambiance assurée !






vendredi 15 août 2014

AUBREE - HABIA UNA VEZ.



MISE EN VOIX LOUYSE LARIE





(isla rural.com)






Había una vez. 



(rêvons un peu)

Il était une fois une princesse nommée Gara amoureuse d’un prince qu’on appelait Jonay. Ils vivaient éloignés l’un de l’autre car chacun habitait une île différente au large des côtes marocaines. Et cette séparation les chagrinait fort. Un jour, le fils du roi fabriqua un radeau de fortune fait de peaux de chèvres pour aller retrouver sa belle. Il vogua ainsi sur une dizaine de lieues et rejoignit sa dulcinée, la belle Gara. Mais leurs parents respectifs n’approuvaient pas cette union. Et, prenant pour un mauvais présage les fumerolles du volcan, ils condamnèrent et pourchassèrent les malheureux amants. Gara et Jonay s’enfuirent au plus vite et trouvèrent refuge sur la plus haute montagne de l’île. Pourtant leurs poursuivants les y retrouvèrent bientôt. Se voyant alors acculés au bord du ravin, ils taillèrent aux deux bouts une fine branche de laurier. Ensuite, ils pointèrent cette lance, ensemble, sur chacun des leurs deux cœurs. Puis, ils s’enlacèrent en une dernière étreinte ; la lance les transperça et les unit à jamais.

Ainsi naquit la légende de Garajonay et ainsi fut nommé ce lieu, fusion de leurs deux âmes.

Sur cet archipel au nom d’oiseau, leur amour éternel perdure dans la douceur du climat. Et en ce paradis naturel, où règne sereinement le végétal, domine une ancestrale forêt de laurier. Tout ici apaise les âmes tourmentées dans une profusion de verts d’une infinie déclinaison. La nature luxuriante offre, encore  et sans compter, les richesses d’un passé ailleurs révolu. La laurisilva vit, depuis la nuit des temps, dans chaque branche tortueuse, dans chaque brin de mousse charnue et dans chaque feuille vibrante de chlorophylle. La végétation baigne dans une chaleur tempérée d’humidité au gré du climat subtropical. Goutte à goutte, la vie essentielle se répand sur l’exubérance verte. Chaque perle d’eau cristalline reflète alors en milliers d’éclats la splendeur solaire et en diffuse la lumière nourricière.

Au cœur de cet Eden primaire, bruit la musique originelle du Monde. Le tendre chant des oiseaux répond en écho aux murmures du vent. Les mélodies roucoulent une impérissable chanson d’amour en vocalises séraphiques. Les notes joyeuses ou passionnées se posent délicatement sur les portées de pluie. Et la douceur de l’air plane sur les ailes d’un malicieux zéphyr caressant la végétation. Au moindre frémissement, le cœur de la forêt palpite à l’unisson.

Dans l’air transcendé, flottent les enivrants parfums d’une profusion de fleurs parées de mille couleurs. Les odeurs fortes d’humus se font entêtantes et imprègnent les lieux d’une note plus puissante. Le bois et la mousse se conjuguent intimement et se distillent en fragrances sylvestres et envoutantes. Ici, tout rappelle la suprématie généreuse et bienveillante de la Nature jusque dans la plus fine particule odorante.

En ce jardin primordial, survivance de l’ère tertiaire, nul ne serait surpris de découvrir l’Arbre de Vie évoqué dans la Genèse. Nul ne serait étonné, non plus, de croiser, au détour d’un sentier, un joyeux lutin assis sur une souche d’arbre. Et, si par hasard, les volutes d’un voile diaphane apparaissaient derrière un tronc, nul ne douterait d’avoir aperçu la danse gracieuse d’une fée.  Sous la canopée, le majestueux élan des arbres engendre et préserve un monde enchanteur de sérénité. Le spirituel le dispute alors au magique lorsqu’une mer de nuages ouatée enveloppe subrepticement toute chose.

Dans une merveilleuse alchimie, elfes et ondines s’enlacent et se mêlent sur une chorégraphie d’Hélios. Subtil mélange et complétude de Dame Nature, l’eau hyaline se transforme en vapeur et en énigmatiques exhalaisons. À Garajonay, la Terre et le Ciel se donnent alors l’un à l’autre sur une couche de brume éthérée. Etroitement liés et indissociables,  ils réinventent, à chaque fois, l’harmonie parfaite et recréent l’éternel instant de tous les possibles.

Il était une fois un prince et une princesse unis à jamais

dans le jardin d’Eden…





Texte protégé et déposé


où Aubrée vous propose une nouvelle vidéo

pour illustrer son histoire.

Allez-voir !

jeudi 27 février 2014

Emecka - Jour de cadeau !












L'écrin de mes jours...






Quel plus beau cadeau que celui de mes jours de vie !
Toi, l’ami, le collègue, le voisin, je t’offre mes jours. Non, tiens, je t’offre celui-ci, aujourd’hui. Ces milliers de minutes qui permettent cette majuscule symphonie en cellule-majeur, qui tissent la toile de mes pensées et qui zygomatisent mon sourire, je te les offre.
Pas n’importe comment, bien sur ! Dans un écrin de respect, de tolérance et de bienveillance. Ne pense pas, l’ami, que c’est une bagatelle, une parole dans le souffle d’Eole ou encore un sursaut d’aménité, non ! C’est un don philanthrope parce que je te veux heureux, au moins maintenant. Plaisir intense identique à celui que tu as ressenti quand ton enfant t’a récité son premier poème. Celui qui a mouillé tes yeux.
Mais que vas-tu en faire, l’ami ? Regarde ce cadeau attentivement, prends le dans ta main, fais en le tour de ton regard. Ne le pose que quand tu en auras mesuré l’importance et quand tu auras perçu la générosité.
Et si tu refermes son écrin, sache qu’à toute nouvelle ouverture, un autre de mes jours te reviendra. Fais en bon usage et si le cadeau te plait, n’hésite pas à ton tour, à offrir un des tiens. Seulement, il te faudra bien choisir l’écrin.
Pour le plaisir.
« Les sentiers battus n’offrent guère de richesse ; les autres en sont pleins. » Jean Giono.



Texte protégé et déposé
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