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LA VOIX DE L'ÉCHO

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mercredi 6 mai 2015

LOUYSE LARIE - COMME UN RAYON DE PUDEUR




MISE EN VOIX MATHIEU LA MANNA







Photographie personnelle de LOUYSE LARIE








Comme un rayon de pudeur !


Vallée que je ne cesse de gravir
De nuit comme de jour
N'a pour dessein à ravir
Que le sentier de l'amour.


Tantôt tressaille le frisson
Où résonne le murmure,
Où tu crées l'édredon
Ainsi qu'une fine ciselure.


De ta main naît le langage
Et de l’arabesque le mystère
Où l’on devine la ganse du présage
Qu'on suspend en bandoulière.


Mais ce noble sentiment
Qu'on ne saurait retenir
N'a pour vertu que le moment
À broder sur les flots d'un possible avenir.


De tes doigts de satin,
J'y vois les ailes du bonheur
Et dans leur couleur le matin
Comme un rayon de pudeur.


La pomme cueillie prend l'arôme
De ta paume, aussitôt que l'éclair
Ne fuse de ma condition d'homme,
Tandis que de l'écho se libère la chair !




Louyse Larie
Le 12/10/2014



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samedi 28 mars 2015

ANNA LOGON - GROS TEMPS








Claude Monet « Mer Agitée » - Étretat 1869





« Gros Temps » 






Après les forces d’équinoxes,

Arrachées au ressac rocher

La mer ravale flots blancs,

Roule galets de marbre gris,

Les va-et-vient s’abyment.

Point de voiles à la gîte

Sur la houle qui s’épanche.

Le temps turbulent s’éclipse,

Le jour se confond à la nuit,

À l’équilibre horizon d'un globe

Écumeux ne tournant plus rond.



Voler le courage du vent,

Empoigner son souffle,

Portant ailes rieuses,

Et s’évader en courants.




Anna - 21 Mars 2015 ©

Cliquez sur le tableau de Claude Monet pour retrouver ce texte sur
 L'Encrier d'Anna Logon








;-)  ;-)  ;-) 

 :*  *



samedi 22 novembre 2014

NAÏADE - OH ET PUIS ZUT !






OH ET PUIS ZUT !



La nostalgie c'est bien
Mais ça suffit !

Un amour est fini.
Et oui !
Comme tout en cette vie !

Les tristesses « sans fin »
Ne sont que tremplins,
Guides vers le bon chemin.

Je vis, je ris !
Je dis merci !

J’ai aimé
Été aimée
Plus souvent
Qu’à mon tour
Je l’avoue
Sincèrement

Quelques mois, des années
De manière passionnée
Où par la douce ardeur
D’un timide et noble cœur

Par la magie de la vie
Les blessures sont guéries
Les mauvais souvenirs ?
Transformés pour l’avenir
Ne demeure que le beau
Le bon, le doux, le chaud

Émouvants souvenirs
Qui au moment de partir
Me verront en paix
Irrémédiablement comblée

Je vous le dis :

Elle est bien belle la vie !





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NAÏADE - LASSITUDE









                                 lassitude





LASSITUDE


Alors oui j'ai tout pour être heureuse 
Alors oui ma vie fut bien remplie
Et quoi est-ce que cela me suffit ?
Je ne suis certes pas malheureuse

Mon cœur a t-il trop souvent bondit ?
Mon corps a t-il trop bien frissonné ?
Je croyais me contenter de paix
Ce soir je crie, cela ne suffit !

Je ne veux plus être - enfin - trop sage
Je veux encore subir des naufrages
Ressentir, découvrir et souffrir, 

Redevenir fidèle à moi-même
Au diable si pour vous je blasphème !
Mais alors, las, mieux vaut en finir !



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samedi 14 juin 2014

ROSELYNE CROS - LES YEUX















LES YEUX


Les yeux secs, comme le lit d’un torrent en été, ravinés tout autour de fines entailles et de profonds sillons que les eaux impétueuses ont creusés hiver après hiver, étaient vissés dans ce visage où on pouvait lire, en s’y attardant un peu, les épisodes de toute une vie. Au coin des paupières, l’esquisse de pétales de pâquerettes racontent des histoires joyeuses comme des soleils, riantes comme des vallées verdoyantes.



Les profondes ridules près de la bouche, coupant les joues comme des smileys parlent de rires à gorge déployée, de pleurs à fendre l’âme, de douleurs insupportables. Les oreilles se sont allongées tellement elles en ont entendu des vertes et des plus mûres! Des cris de joie et des appels à l’aide, des bruits aimés et des silences intolérables.



Ces yeux d’où jaillissaient des cascades de larmes, heureuses ou chagrinées sont taris. Ils s’animent parfois sensibles encore aux souvenirs, parfois seulement, de moins en moins au fur et à mesure que les saisons lacèrent un peu plus la peau, jusqu’à la faire ressembler à un parchemin. Un tout petit éclat intérieur.



Personne ne le voit, il est caché sous des cils qui se rejoignent sous les plis des paupières qui se ferment tout doucement, inexorablement. Ce qu’ils aperçoivent est enchevêtré de rêves, de mémoires de petites séquences de réalité, de désirs proches de voyages, de plus en plus rapprochés, souhaités.



Un soupir s’échappe des lèvres fendillées, presque rentrées, si douces autrefois… Le nez rainuré de petits ruisseaux aux teintes violacées frémit encore au doux parfum d’un rose, à celui délicat des violettes qui colorent la verdure sous le banc où une forme fragile a pris place. Le vent pourrait l’emporter, elle est si légère.



Un long manteau cache ses jambes jusqu’aux chevilles, ah qu’elles étaient fines. Le menton, appuyé sur ses mains noueuses reposant sur le pommeau d’une canne laisse entrevoir le cou, flétri, si délicat quand il s’offrait aux baisers. Comme un cygne.



Je la contemple, de loin.



Mon cœur bât. Personne ne fait attention à elle, là et presque plus là. Mes yeux sont aussi secs que les siens, depuis plus longtemps. Entre mes paupières si lourdes que j’ai du mal à les maintenir ouvertes, ils la voient et les siens me voient aussi, petite lumière prête à s’éteindre. Alors, profitant de la faible lueur de cette dernière étincelle, je lui fais signe…


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Grand merci à Roselyne pour m'avoir permis de vous inviter à écouter cette chanson de Jean Ferrat, très chère à mon coeur




Et quelques souvenirs heureux
 Quelque part au fond de mes yeux...