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samedi 11 avril 2015

ANNA LOGON - CHUCHOTER ENCORE À L'OREILLE DES ÉTOILES


BANDE AUDIO ICI



La voix de l'Écho sur un extrait de "Danse lente" de Joseph Jongen (vidéo YouTube en fin de page)




Clore nos yeux bulle au pays secret de nos vertes clairières,
Où la mousse attendrit nos pas, comme une timide adolescente.
S’étendre sous le plafond du monde, envoûtés dans les silences terrestres,
Contempler le soleil étirant à deux mains son rideau d’étoiles.

Dans l’infini trouble des jours, guetter d’impatience nos soirs,
Sertissant tous nuages de couronnes diamant.
S’émerveiller du moindre éclat, luisance d’espérances,
Fouiller l’espace des arcanes, et découvrir la clé.

Égarer nos intimes pensées dans l’interminable cobalt,
Où tout devient permis, tel un royaume sans frontières.
Désirer l’astérie céleste, illuminant le sombre de nos vies.
Le cœur alors rêvasse en volute pailletée, jusqu’à épuisement.

Jusqu’à toujours,
Écorcher le vélin, abandonner à l’aurore des fragments de soi,
Mais chaque nuit,
Chuchoter encore à l’oreille des étoiles.





Anna - 19 Février 2015 ©




Toc toc toc, cliquez sur l'image animée !





Et enfin, ne partez pas sans vous laisser  séduire,
 sur une invitation d'Anna, 
par 
cette "Danse lente" de Joseph Jongen, 







dimanche 21 décembre 2014

JAVA - MES NUITS




MISE EN VOIX LOUYSE LARIE




     




Mes nuits



Le soleil s’est couché…
Et les couleurs s’estompent
Ma ville s’endort
Tandis que mes fantômes s’éveillent


Leur armée marche en rang serré
Au pied de mon lit
Et ma peur reconnaît là, encore, des silhouettes
Que ma poitrine transforme en mille douleurs


Je regarde mes certitudes plastronnant menton levé
Soulevant des bottes aux couleurs de mes illusions
Tandis que des plafonds tombent des drapeaux
Oripeaux dont elles s’habillent en riant.


Ma chambre s’est faite oubliettes
Aux multiples rêves reclus à jamais
Et dont les murs suintent de mots mortels
Aux dards effilés. Aux cris assassins.


Ainsi, doutes et trahisons
Implacables ennemis de ma raison
Rythment les pas d’une troupe grimaçante
Plus armée qu’aucune guerre n’aura jamais vue


Peu à peu les heures tombent en phosphorescences
Comme ces corps désarticulés qui jonchent ma conscience
Attendant une aube qui tout à l’heure les relèvera de leur mort
Pour leur faire recommencer demain leurs terribles chutes


Les promesses ferment le cortège
Bannières levées dont l’étoffe n’est plus qu’un voile
Dont les lettres qui hier faisaient briller les oriflammes
Ne sont plus que propos en quête d’étoiles


Quand enfin le premier rayon du jour
Se dessine sur la peau
D’un rêve qui tout à l’heure couvrira de couleurs
Les évanescences grisâtres de mes nuits.




Nota: J'ai demandé, supplié, prié à genoux qu'une muse daigne enfin prendre le chemin de mon esprit. Aucune depuis des semaines n'a daigné m'accorder la moindre parcelle de son temps. Tout à l'heure j'en ai vu passer une, camouflée mais facilement reconnaissable, elle semait des mots derrière elle. J'ai couru, elle a couru aussi, quand finalement épuisé j'allais m'arrêter, c'est dingue l'endurance des muses, j'ai attrapé un bout de sa cape, il en est tombé quelques-uns de ces mots . Elle s'est arrêtée et me transperçant d'un regard meurtrier m'a dit: "Tu me voles? Et bien soit, recueille ce qui est tombé, mais sache que dans ce que tu ramasseras il y aura peu de joies, utilise les au mieux" A vous de me dire si je les ai bien cousus. J'aimerais qu'elle soit contente et pourquoi pas ...revienne.



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