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LA VOIX DE L'ÉCHO

POUR LE PLAISIR DE TOUS: AUTEURS, LECTEURS, AUDITEURS...
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dimanche 21 décembre 2014

LE BOUQUET DE VOIX EN JAVA !





Aux feux de mille lunes
Mon ami Java
Pour faire luire nos plumes
Prête-nous ta voix

Cette fois pourtant
Sans t'en dire un mot
Quelques voix amies
Ont déclamé tes phrases

Histoire que ce jour
Ne soit bien qu'à toi
Et qu'en cet Écho
Tu te sentes chez toi !

QUEL LECTEUR SE CACHE SOUS CHAQUE IMAGE ?
CLIQUEZ POUR LE SAVOIR !



                                                                                                         

  



















Joyeux anniversaire L'Ami Java !

JAVA - LES LOCOS




MISE EN VOIX ELSA



Les locos


Je vous emmène à Uyuni, au contact des déserts de sel et de terre, montez nous n’allons pas loin mais le dépaysement sera total si vous êtes faits de sensibilité et de questionnements,. Même redescendus du marche pied, vous n’oublierez jamais le paysage. J’ai enlevé mon nez rouge et je l’ai mis à l’avant de la loco, il est notre sauf conduit, notre réserve de bonne humeur, son élastique nous rattache au monde. Vous êtes prêts ?
C’est le bout d’un monde connu ou le début de nulle part, un bout de terre bolivienne sur laquelle mon imaginaire a tracé l’extrémité du monde habité. Si notre planète était plate, nous serions sans aucun doute à sa frontière, en équilibre au bord d’un monde qui continue à s’inventer des futurs inaltérables alors qu’ils ne seront demain que des passés imparfaits.
Sa couleur est celle de la tristesse, de l’ennui, le bruit celui d’un vent sec, entêtant et les odeurs ne sont que les fragrances d’un métal agonisant rongé par une rouille, dont on ne sait si elle est due au sel du Salar ou au pinceau dont on ne sait quel divinité.
Ce lieu oublié des hommes est sans aucun doute le pentacle magique où se sont donnés rendez vous l’histoire et la dérision comme une porte enfin entrouverte ; comme une langue tirée à la pseudo immortalité des choses et des êtres. Cela ressemble à une bouffonnerie grandiose et à un hymne à la gloire du temps qui passe.
                                           


                     
Sorties d’un passé que l’on voudrait lointain, deux, trois, dix locomotives orphelines de leurs wagons sont posées là arrivées d’on ne sait où. Engagées sur des rails rongés, sinistres longerons enfoncés dans une terre qui les avale centimètre après centimètre, elles interrompent là d’une manière définitive les voyages mécaniques pour y prolonger celui du rêve et de l’absurde. Ici, les machines aujourd’hui silencieuses demeurent immobiles et figées pour toujours, dans un dessein sacrificiel et n’ont maintenant plus rien d’autre à faire que laisser celui qui les a forgé et assemblé s’interroger sur la vie et la mort. Un dernier sommeil qu’une main anonyme à décider de rejeter d’un éclat de rire en demandant d’un trait de peinture blanche un technicien d’urgence. Pour faire comme si….
L’humour du désespoir et la poésie se sont invités sur les ventres métalliques dévoreurs de charbon noir et peignent ensemble, dans ce cul du monde un tableau irréaliste entre songe et réalité.  Pour qui veut chercher, il y a peut-être là, l’âme de l’industrialisation et des symboles qui nous parlent de nos existences en en interrogeant le sens.
Dans ce paysage qui n’en est pas un, de vieux enfants étranges viennent jouer à construire d’autres futurs ferroviaires à ces monstres manufacturés encore dressés sur des roues fatiguées dans un monde chimérique où le néant n’existe pas.
Il y eut ce jour là, un petit d’homme monté sur la première plate forme, son « Tchou, tchou » sonore effaça d’un coup le cimetière, redonna du bleu au ciel et fit briller quelques instants les robes cuivrées des vieilles dames. La terre est redevenue ronde et j’ai bien cru voir les rails sortir de leur gangue de terre. Rien ne fut plus vivant à ce moment que cet endroit abandonné.
Notre voyage s’arrête ici, n’oubliez pas le guide




Tous droits réservés


mercredi 1 octobre 2014

LILIANE COLLIGNON - On lui devait bien une Journée spéciale: Mathieu le bandit littéraire




MISE EN VOIX ELSA






Montage d'une photographie personnelle de   de Elsa (sa présentation sur VOTRE ECHO) 
avec l' avatar de Liliane et son bandit littéraire Mathieu sous le bras !





On lui devait bien une Journée spéciale: 

Mathieu le bandit littéraire




Il dit de lui « qu'il empile les mots » et qu'il manie L'Art de l'évitement lexical ; Il jongle avec eux, plus encore, il les démonte, les dissèque, les croque comme un observateur planté devant les décors offerts à sa sagacité en train de les dessiner ou de les peindre. Car Mathieu Jaegert est un homme du présent, du réel, du concret, un impressionniste sensible aux ambiances, aux régions et à leurs habitants ? des Cévennes à l'Alsace en passant par le Bretagne- il observe, écoute, commente.

On dit de lui qu'il est un bandit, non pas un bandit de grand chemin ! Un bandit littéraire celui de L'Alsace vue par un bandit dénué cette fois de mauvaise foi ! Il met le doigt ou la plume là où cela dérange, au plus près des hommes, tous semblables en apparence « Mais encore faudrait-il qu'ils se comprennent ! » Entre dialectes, tournures, accents, différentes spécialités culinaires et autant de mentalités, qu'y a-t-il de commun entre eux ? Je vous le donne en mille? 
Le Guide Universel des Journées Nationales, Internationales et Mondiales ! Des plus officielles aux plus farfelues « les Journées mondiales des zones humides, la Journée sans Facebook, côtoient la Journée Internationale pour Colmar, ville la plus sèche de France ! Une Journée Mondiale de l?Alsace ! Puisqu'ils créent déjà des Journées Mondiales pour tout et n?importe quoi, ils vont finir par créer la Journée Internationale des Journées Mondiales, la Sainte Patronne de ces fêtes. Une journée pour rien, où tu as le droit de célébrer que dalle, une journée sans engagement, sans mobile.»

Mathieu a l'art de réinventer les Journées extra ordinaires, toutes engendrant rivalités, jalousies et incompréhensions... une Journée mondiale de la lenteur, la Journée Internationale de la Corse, quitte à valider aussi la Journée mondiale de l'audition, la Journée mondiale du pied, la Journée mondiale de la procrastination : « Vingt ans que tu l'as créée et vingt ans qu'on ne parvient pas à la célébrer à force de la remettre au lendemain la veille du jour J. Cette année c'est le 25 mars et je ne veux pas qu'on se loupe, compris ! »

Mathieu a l'art de manipuler le bon peuple : Le rituel marié au festif évoque les Dyonisies, d'où l'aspect liturgique de ses dénonciations ! Il est un hérétique, l'auteur de ces textes ! Il pratique le culte du fils de Zeus qui, depuis l'antiquité, permet de créer des évènements singuliers pour la population soumise à la tyrannie ; ces jours-là, elle se solidarise et en oublie les outrances pour y noyer préoccupations, rivalités, aberrations !

Sans une véritable couleur locale, sans description de la gestuelle, sans tics d'expression, sans phrasé, sans rythme, sans la musique des mots -leur habillage et déshabillage et leur musique régionale-, sans métaphores, pas de représentativité de l'image, pas de style personnel ! Toute cette grâce allusive et efficace vous sera offerte si vous participez à cette journée nationale de l'art d'écrire de Mathieu tout en finesse et en sous-entendus !

Quand le narrateur, face à la toile muette de son réseau préféré, « croise le déchaînement de (tous) ces éléments, il s'interroge : « ne serait pas également la Journée internationale de la contrariété? » Une de plus parmi tant d'autres aussi inutiles que vaines et incohérentes!

Celle que nous lui offrons ne restera pas vaine, grâce à vous lecteurs, elle peut devenir le signe de la consécration qu'il a tant réclamée, avec toujours des mots d'excuses, sollicitant ses amis et leur vote, alors pourquoi le contrarier ?



Texte protégé et déposé
sur le site iPagination 






;-)  Lilou, de ta petite fée !

samedi 28 juin 2014

UN BOUQUET DE VOIX POUR EMECKA !

CHAQUE FLEUR A SON LANGAGE, POUR S'EN DÉLECTER

IL FAUT CLIQUER SUR CHACUNE D'ELLE 

ET SE LAISSER BERCER PAR LES MOTS ET LEUR MÉLODIE...





                                                                   











 ZIBELYNE ÉCHO DE NOUS TOUS ! 
 Petit supplément qu'elle m'a adressé avec pour nom de fichier :
" MKniv" ! BANDE AUDIO ICI





Alors ce bouquet de voix ?

Est-ce une idée folle ?

CLIQUER ICI POUR LE SAVOIR !



Rappelons que Emecka MK de son nom d'artiste est  l'auteur Renaissance sur le site iPagination.







EMECKA - UNE IDÉE FOLLE



ÉCHOS DE VOIX !





"Une idée folle" - Acrylique de Emecka





Une idée folle



Prendre ce baiser volant perdu dans des airs de folie

Et le poser là, sur cette branche incandescente ;

Lamper cette poire d’élixir violine

Que tu me tends.

Non, c’est une idée folle.

Briser sans repentir les chaines de ma raison captive

Dans un fracas de strass sensuellement chamarrés

Et hurler enfin à vides poumons

Qui me brûlent.

Non, c’est une idée folle

Courir nu sur des sables liquides en opalescence critique,

Fondre ainsi dans un jaune magma conceptuel ;

Et toujours chanter en abysses majeures

Pour renaître.

Non, c’est une idée folle.

Germer à la vitesse des éclairs d’une neuronale tourmente

Quand mes émotions réflexives croisent ce désir blanc

Que tu révèles subrepticement

Sur mes doigts.

Oui ! Oui, c’est une idée folle.




Emecka ©

Texte et toile protégés

et déposés

Sur le blog de Emecka

Sur le site iPagination






EMECKA - LA NOTE BLEUE.



MISE EN VOIX PAR ELSA





Baroque - Acrylique Emecka





La note bleue.



     Révolutionnaire !

     Nous sommes dans une époque où il est de bon ton de bousculer les habitudes, les instances établies depuis des lustres et les conventions universellement acceptées. Et cet esprit rebelle se loge parfois dans des univers que nous ne soupçonnons d’aucune façon. C’est précisément ce que j’aime ressentir sur les barricades invisibles à l’œil nu…

     Ce matin là, comme d’habitude je presse le bouton « on » de ma radio fidèle. Après quelques informations d’usage, est donné un morceau de Chopin. Une nocturne. Pour un réveil c’est contestable, je vous l’accorde mais ce piano seul et ses notes qui dansent introduisent en moi ce soupçon d’énergie dont j’ai besoin pour démarrer ma journée sous de bons auspices. Après une entame un peu lente, certes, la « numéro vingt » s’anime tant, que mon humeur vire au guilleret, quasi instantanément. Est-ce cela ? Etais-je encore dans l’étrange fusion de ma fin de nuit avec cette nocturne de Chopin? Pourtant quelque chose d’inattendu se produisit…

     Des taches bleues s’échappent, sortent de ma radio ! Enfin, quand je dis des taches, ce n’est pas exactement cela…Plutôt des petits éclairs comme de minuscules oiseaux bleus prenant leur envol, propulsés par les ouïes de mon poste. Interloqué dans un premier temps, je me concentre sur mon café et ses arômes, feignant mépriser cette vision. Certain de mon réveil un peu difficile, je me frotte les yeux, sûr que quelques résidus de sommeil parviennent à troubler la lucidité de mon regard. Celui-ci désormais opérationnel selon moi, exerce un large travelling dans la pièce et là, stupéfaction ! Au rythme du piano, une nuée de notes bleues envahissent délibérément mon espace… Et disparaissent, instantanément dès que Frédéric laisse mourir sa dernière trille nocturne.

     Pour le moins désappointé, je n’en continue pas moins mes activités quotidiennes et j’ouvre ma revue artistique favorite. Outre articles picturaux et photographies analysées et commentées de mille façons, ce mois-ci sont présentés des partitions anciennes, d’œuvres de compositeurs célèbres. Quelle n’est pas ma surprise que de percevoir ces mêmes minuscules « oiseaux bleus » s’évader des ma page désormais ouverte ! Cette fois j’en suis convaincu, il vient de se produire un évènement singulier dans le monde des notes de musique…

     Je tente de reprendre mes esprits et prête l’oreille à cette nouvelle nuée de points bleus qui me tournent autour. Force est de constater que le réquisitoire auquel je suis soudain l’auditeur privilégié est renversant. Point de musique mozartienne ni romantique, seulement un discours clair et empressé. J’apprends que les notes et signes musicaux sont saturés de noirs et de blancs. Des siècles d’écriture se sont acharnés à les transcrire à l’aide de jolies et talentueuses plumes, mines graphites ou encres des meilleurs fabricants mais désespérément en noir. Au mieux quelques fois, des chiffres ont eu droit aux teintes rougeâtres mais ce ne sont que des chiffres ! Alors, un vent de contestation est né.

     Noires, blanches, rondes, croches et dièses se sont réunies et ont décidé d’une action commune. Désormais, l’invisibilité de leur existence sera remplacée par toutes les couleurs de l’arc en ciel. Fini l’enfermement dans de tristes portées, finies les partitions ennuyeuses, finis les uniformes et place au bigarré, au « multicolorisme ». Un premier essai est en cours ce matin. Une première couleur est adoptée à l’unanimité pour les noires : le bleu.

     Et j’ai cette chance incroyable d’être le témoin privilégié de cette révolution. J’ai vu la première note bleue.

     Fallait-il que ça « tombe » sur moi, l’amoureux des couleurs ? Dans un chant bien mal maitrisé je leur confirme mon adhésion et l’engagement d’en faire part au reste de la population. Je suis donc, ce matin, l’heureux messager des notes et diffuse avec toute mon énergie, leur révolution. Sera-ce suffisant pour remettre de la joie dans nos têtes pleines ?



     Fermez les yeux en écoutant votre musique préférée et vous verrez certainement danser de multiples points colorés sur votre rétine intime. Dansez avec elles…





Tous droits réservés

 Texte et Tableau
déposés
sur le blog de Emecka

Sur le site iPagination

Sur Variations d'une plume  où vous serez invités à l'écoute de
 "Barenboim - Chopin Nocturne  N°20"